La maison Thia, on vient de là ! – le 11 octobre 2009

Dimanche 11 octobre 2009, 18h10 (bon anniversaire mon Ancien et bienvenue à Emma !!) : Aujourd’hui, on est allés à la maison Thia, là où sont nés Pépé et le père de Julie.

On est partis vers 7h du matin, avec Ah-Youne et sa famille. On était Julie, Mémé, Max et Viviane et moi de notre côté. Joseph ne voulait pas venir. En fait, on est d’abord passés à la maison où Ah-Youne est née pour aussi faire une cérémonie, après avoir acheté les derniers accessoires pour la cérémonie : les couronnes de pétards ! Pour ça, on est allés dans le village « juste à côté », Piang Tzoun.
La maison d’Ah-Youne est vieille aussi !! pas du tout entretenue


D’autres personnes de sa famille sont venues apporter des pamplemousses, des kakis, des songes…

épluchage de songe
Pendant le temps où le frère faisait la cérémonie, on discutait avec Julie, Mémé et Max.

Mémé

Julie

Un visiteur surprise ! Il a sa chambre dans la maison…

Ensuite, on est allés vers la maison Thia qui s’appelle « Fan Youn Léou »

On est passés sous la porte qui a été faite par les Thia de la Réunion,

et sur le chemin, j’ai refait quelques photos du paysage… Celle-là en particulier m’a marquée… Vous connaissez La Petite Fille de Monsieur Linh de Philippe Claudel ? Vous devriez le lire !!

Je pouvais difficilement ne pas y penser au milieu de toutes ces rizières !

Puis nous voilà arrivés à la Maison !!

en arrivant, on a fait la cérémonie. Les différentes étapes :

  • on commence par préparer les offrandes sur la table : boissons, viandes, poulets, poissons, bonbons, gâteaux…
  • Puis on allume les bougies, l’encens.
  • chacun prend l’encens et s’incline trois fois pour la prière, et on plante les bâtons d’encens à côté des bougies.
  • On prépare ensuite les feuilles et l’argent, les pétards.
  • Quand les bougies sont presque consumées, on brûle les feuilles et l’argent, toujours avec le même feu.
  • Enfin, on fait péter les pétards à l’entrée de la maison, pour chasser les mauvais esprits.

tout ça est fait deux fois : une fois pour les dieux du ciel, puis pour les ancêtres. Par respect pour les dieux, on le fait pour eux toujours en premier.

j’ai aussi fait un tour pour prendre quelques photos de la maison, et depuis les rizières

Voilà, tout comme ça faisait bizarre de rencontrer de la famille qu’on ne connaissait pas alors qu’on aurait pu, ça fait bizarre de voir cette maison, de se dire que c’est là que Pépé est né, a grandi, a vécu avant de venir à la Réunion… Comment on fait pour partir de chez soi sans espoir de retour ? Il faut vraiment… Ne plus imaginer d’avenir sur place, non, qu’est-ce que vous en pensez ?… Ça fait réfléchir je trouve…

Ensuite, on est allés déjeuner dans un resto super classe : dans une salle tous seuls, avec un coin salon où on nous a servi le thé en attendant que tout le monde arrive. On a bien mangé ! on était 14 et on n’a même pas fini tellement il y avait à manger… Et tout ça pour… 350 Yuans !! 35 € !

En rentrant, on devait s’arrêter chez quelqu’un pour lui apporter des pousses de pitaya (un fruit bizarre…) ; déjà, on a lutté pour trouver où il habitait, puis pour y aller tellement les routes étaient petites, et finalement, une fois arrivés, Ah-Youne se rend compte… Qu’on a oublié les pousses… !!! Bon, ben on a pu visiter comme ça !!

22h14 : ce soir, Mémé a fait un riz cantonnais… Trop bon ! et après, on est ressortis pour se promener un peu… Et j’ai trouvé des converses jaunes et bleues à… 60 Yuans !! (oui oui, 6 €… qui a dit « ce sont des fausses ? » en tout cas, j’ai vu aucune différence avec les vraies converses que j’avais sur les pieds à ce moment là !)

Toutes les photos de la journée ici !

Chine 2009

Visite d’une partie du Fu Jian – le 8 octobre 2009

J’ai raconté cette journée et le lendemain d’une traite le vendredi soir en rentrant, pour que ça soit plus digeste pour vous, je le recoupe en deux…

Vendredi 9 octobre 2009 16h45 : ça a été deux jours intenses !!

Déjà, hier matin on s’est levés à 6h, 6h10, Joseph (tonton 🙂 ) et moi pour aller faire du vélo. On a fait une grande balade dans Moyan, entre les vendeurs de légumes dans la rue,

les gens qui font de la gym, du Taï Chi dans les parcs,

le parc au lever du soleil,

et tout le reste de la ville, que je voyais pour la première fois finalement… Une bonne balade d’1h20 pour commencer à fixer quelques repères, voir à quoi ressemble la vie dans cette « ville de campagne », aussi pour ne pas avoir peur d’aller se balader en vélo ! Cela dit, si on y est allés à 6h du mat’, c’est aussi pour éviter le « trop » de circulation ! Première impression sur Moyan… les routes, les bâtiments ont l’air neufs, tout est nickel. En même temps, les gens restent très… attachés à leurs habitudes disons : les légumes se vendent toujours dans la rue, alors que des marchés sont aménagés, les gens circulent dans tous les sens alors que les panneaux existent… C’est assez déroutant au début, mais après tout, pourquoi pas ? Peut-être est-ce qu’il faut un temps d’adaptation ? Tout à l’air vraiment très récent… Ou alors, et c’est sans doute une raison plus valable, tout le monde n’a pas les moyens de vendre ses légumes au marché… Ca coûte des sous, c’est sûr… Mémé m’avait dit avant de partir « tu verras, les gens là-bas, ils sont malheureux, mais ils sont heureux ! ils passent leur temps à chanter, danser dans la rue, c’est leur façon d’être heureux, ils n’ont pas besoin d’argent pour ça, juste pour manger ! » elle exagère sans doute un peu, cela dit, cette bonne ambiance, enfin du moins cette ambiance du « on profite, déjà, on est en vie… » est… Vraiment présente… !
Ce qui est agréablement impressionnant aussi, c’est de voir que, même si ce n’est pas du tout une ville touristique, c’est une belle ville : les parcs sont beaux, très bien entretenus, et on trouve toute la journée des gens, hommes, femmes, jeunes, vieux, en train de faire de la gym !

En rentrant, on a pris de quoi un petit déjeuner : 4 pao (les brioches blanches, avec de la viande dedans, tzarsao pao phonétiquement en hakka… 😉 ), 2 fritures genre chichis, 4 boulettes de coco, et deux autres beignets ronds au millet. On en a eu pour 6 yuans. 0,60€ et à 4 on n’a pas fini ! et c’était vraiment bon !

A 8h, un petit bus nous attendait, Mémé et moi, pour aller se balader, avec à bord Ah-Youne, sa nièce, son frère, l’autre monsieur (qu’on va appeler Aman, parce que je crois que c’est son nom, mais je ne suis pas sûre, mais comme de toute façon, il ne parle pas français, il ne le saura jamais !). On a commencé par 2h de route. En fait, on n’a pas dû aller si loin que ça, puisqu’il allait à 60, 70 km/h – je vous l’ai dit, ils roulent cool ici ! – ce qui m’a laissé la possibilité de faire quelques photos de la campagne :

Les femmes travaillant sur les chantiers


la centrale, pas trop loin…


les échafaudages en bambou… Impressionnants ! pas sûre que ça passerait les commissions de sécurité en France ça… !


et puis d’un coup, les rizières, les grandes maisons…

Après une courte pause à l’hôtel pour poser nos sacs, de récupérer une guide (qui hélas ne parle que chinois. Et encore, que mandarin ! ce qui fait que même Mémé ne comprend pas…) nous voilà repartis, sur d’encore plus petites routes…

il y a pleins de petits abris comme celui-là tout le long du chemin, et Mémé m’a expliqué : ils ont été construits par des gens de la région : quand quelqu’un a réussi à gagner de l’argent, il arrange un morceau du chemin, fait construire un kiosque comme ça pour les voyageurs qui auraient besoin de se reposer, il partage ainsi la chance qu’il a eue de pouvoir réussir sa vie avec les gens de la région dont il est originaire.


je sais, ça fait un peu « cliché »… Mais c’est tellement comme ça ! des rizières, et des rizières, et des bananiers (?!)

Et nous voilà enfin arrivés aux Tulous ! On est même aux célèbres tulous de FuJian ! (oui, alors ça je l’ai compris en rentrant, en cherchant sur le net, parce que là-bas, impossible de savoir où on était en fait… C’est dur quand on ne parle pas la langue !)

euh, oué, midi n’est pas la meilleure heure côté couleurs pour les photos… 🙂

Pour faire court pour ceux qui ne voudraient pas cliquer sur le lien wikipédia (;)) : les tulous sont de grandes maisons, rondes où carrées. Chaque famille-clan y habite au complet : plusieurs générations se retrouvent réunies, autour d’un temple.

Jiqing Lou

Les cuisines sont communes, ainsi que les parties réservées à l’élevage des animaux et chaque famille a un appartement. Ces maisons rondes ont permis aux hakka de lutter contre toutes sortes d’ennemis, animaux ou humains… Et c’est la raison pour laquelle il n’y a pas de fenêtres sur l’extérieur aux deux premiers étages. Tout est en bois à l’intérieur. Il y a un théâtre, une « salle de jeux », une salle d’armes, un salon de thé… Tout sur place suffit à la vie de la communauté.

Les marionnettes du théâtre

Il existe deux types de maisons : les carrées sont dédiées à la Terre, les rondes au Ciel.

On a visité celui qui a été reconnu par l’UNESCO, avec pleins d’explications en chinois… Et en anglais ! Ouf !

Juste parce que j’aime bien cette photo, cette vue

On a aussi visité une maison carrée, qui elle avait l’air habitée… Est-ce que c’était pour les touristes ou est-ce qu’on dérangeait ces gens plus qu’autre chose ? C’est un peu dur à dire…

Ensuite, nous sommes allés déjeuner : 9 plats chinois, j’ai TROP MANGE ! comme à peu près pendant tout le séjour… Mais comment peut-on en laisser dans les plats quand c’est aussi bon ? 9 plats donc, plus le riz, et Ami, la nièce d’Ah-Youne qui pensait que je n’arriverais pas à manger avec des baguettes, elle avait apporté des couverts… 🙂 c’était gentil, mais je lui ai montré que je n’en avais pas besoin !

L’après-midi, on est allés loin encore, dans une espèce de « réserve », où il y avait encore des tulous, et puis où on voyait les gens vivre… C’était assez… étrange… comme si on leur avait demandé de rester là, pour montrer aux touristes la « vie à la campagne » ou je ne sais quoi… Cela dit, c’était très beau, et comme c’était en fin de journée, on a eu une belle lumière !

Avec ma grand-mère

On a vu aussi comment on faisait les kakis séchés :

une fois cueillis, ils sont épluchés


puis placés dans des espèces d’étuves


Et voilà le travail ! Ok, ça a l’air bizarre, mais c’est vraiment bon !

Ah, et puis, c’est fou, les rizières sont partout ! ok, c’est normal on est en Chine… Mais est-ce qu’on croit vraiment qu’un cliché est aussi vrai ?

Au milieu de celles-là, on voit une espèce de « place » arrondie : c’est en fait la tombe d’un ou d’une ancêtre, placée de façon à protéger les récoltes, le terrain, la famille… Il en reste encore beaucoup dans la région, mais ils sont de plus en plus détruits, puis placés, soit dans des tombes familiales dans des cimetières, soit dans des fosses communes, quand la famille est partie ou n’existe plus.

Le repas du soir, ça a été 9 plats encore, mais cette fois, j’ai moins aimé, je ne sais pas pourquoi… (à part peut-être les fameux brèdes séchés ?). Et il y avait des boissons… que je n’aurais pas testées… Et vous ?


Sans doute de très bons médicaments… Mais brrrr, non, merci, pas pour moi…

Et voilà, la suite pour plus tard… En attendant, toutes les photos de cette journée ici !

Chine 2009

(petites) Vacances en Auvergne – du 16 au 19 août 2009

Bon, bon, j’ai 2 mois de retard pour ce message… L’écart se réduit entre la date des photos et la publication sur ce blog 🙂

Mi-août donc, j’ai passé trois jours en Auvergne en famille, aux alentours d’une ville qui s’appelle Thiers, capitale de la coutellerie, une ville toute en pente, au milieu de la campagne !

Thiers, c’était avant tout un quartier qui suivait la Durolle, et où se succédaient les usines de couteaux, utilisant la force du courant pour faire tourner leurs machines, meules, etc. De ce quartier, le creux de l’Enfer, il ne reste aujourd’hui presque que des ruines…

On est aussi allés se balader en forêt, dans les prés, avec Claire et Julien.

A là là, c’était bien, c’était calme, de vraies vacances 😉

Toutes les photos ici !